Comment devenir plus riche sans publicité ?
Pourquoi fait-on de la publicité ?
Avec internet à portée de clic, le client (final) est à même de comparer réellement. Le web permet de lire des tests effectués par tous les experts sur toutes les sortes de produits. Les prix sont encore plus faciles à comparer que les produits. Alors, à quoi sert la publicité ?
A priori, à rien, si vous n’avez pas le bon produit, le bon prix et le bon relationnel avec vos clients.
Une fois validés la qualité de votre produit, la justesse du prix et la qualité de votre relation client, il ne reste “plus” qu’à vous faire connaitre.
2 stratégies possibles :
- communication aux masses : que pensez-vous de l’efficacité par Euro des agences de pub qui vont devoir faire rentrer vos prospects dans les cases des socio-types qu’elles ont définis, et de remplir le crâne des masses avec “Omo lave plus blanc” ? Il n’est pas possible d’individualiser le message, ni de savoir si le message a été reçu par les prospects.
- communication à une masse de niches : imaginez ce brave lessivier qui vend un produit indifférencié, hyper performant, non pas en investissant des millions sur TF1 à 20h40 mais cette même somme dans les supports suivants :
- un site internet institutionnel expliquant ses valeurs (écolo, bon marché, efficace, Bio…)
- un forum d’entraide pour faire disparaitre les taches
- des coupons de réduction pour les membres les plus actifs
- du sponsoring d’activités sportives de quartier
- l’amélioration de son produit, de son prix et de son service client.
Et encore, on ne parle que de lessive, produit dont l’empreinte sur internet est très faible, un peu comme, disons, du poulet ?
Buzze ma poule !
Croyez-vous qu’il est possible de remplacer quelqu’un qui crie au milieu d’une foule qui s’en moque par des millions d’internautes qui parlent de vous parce que vous leur donnez des conseils, au sein de communautés qui sont là pour ça et qui écoutent ?
Regardez ce site d’éleveurs de volailles : www.certiferme.com/recette/livre_recette.php .
Ils viennent de contacter ma femme (qui tient un blog de cuisine) pour lui proposer de mettre en ligne certaines de ses recettes en échange d’un lien vers son site. Elle est fière d’avoir été sélectionnée. Elle a dit oui.
Ce sont les clients qui parlent pour les marques, et non plus les agences de pub, et j’adresse mes sincères félicitations au responsable de cette idée chez Certiferme qui a trouvé le moyen de décupler la fréquentation de son site en offrant des rétroliens.
On notera au passage la beauté de la chose : ça n’a rien coûté à l’entreprise (et ils sont cités dans mon blog, ainsi que dans celui de tous les blogueurs-cuisiniers qui vont parler de leur fierté d’avoir été sélectionnés).
Et ils ont visé juste : ceux qui lisent les blogs de cuisine ou qui les tiennent sont des personnes qui font la cuisine, donc des clients potentiels.
Les marchés de masses sont morts, remplacés par des masses de niches – Jeff Jarvis
La nouvelle relation client n’est plus “votre argent m’intéresse” mais “discutons ensemble autour de nos centres d’intérêt communs”. Les clients ne sont pas des “socio-types”, des “CSP” ou autres généralisations, ce sont des êtres humains. La meilleure publicité est non pas de leur parler mais de les écouter parler. Demandez-leur ce qu’ils attendent de vous, donnez-leur un espace et de la liberté pour vous parler de vous, et ils le feront ! Écoutez-les et vous ferez des affaires !
Votre cadeau Bonux !
une adresse pour bien manger : www.abracadabra-chef.com.

Les exemples cités sont pertinents et bien révélateurs de l’évolution du marché et des attentes des clients. Les médias et les modes de communication font que c’est chaque client qu’il faut convaincre et écouter pour promouvoir un produit. J’aime bien parler du concept de glocalisation, que je trouve adapté. Oui un produit peut avoir des ambitions mondiale, mais s’il ne s”adapte pas à chaque réalité locale il n’arrivera à rien!
une question cependant, en repensant à votre exemple sur les lessives: N’avez vous pas l’impression que la phrase “les marchés de masse sont morts” ne s’applique toujours pas à cette catégorie de produits? Il n’y a qu’à regarder les publicités sur les lessives, c’est l’hallu. Je les trouve improbables, désuètes et sans originalité, avec le même message depuis des dizaines d’années adressé à la ménagère de moins de 50 ans… Et pourtant si ça reste ainsi, c’est que ça marche non ?! Cdt,
Bonjour,
Merci David de votre contribution.
A mon avis, même les lessiviers sont peu à peu gagnés par la nécessité et la rentabilité de la communication individualisée. Voir par exemple les sites web Ariel et autres qui proposent des astuces de détachage.
Cela dit, je vous rejoins à 100% sur un point : si on compare leur investissement financier dans les pubs TV (création et diffusion) des lessiviers, on a un ratio de 1 à 1000 par rapport aux coûts du site web de la marque. On voit bien que c’est toujours la bonne vieille méthode “je ratisse large surtout si c’est pas cher” qu’ils ont toujours appliquée.
Que devraient ils faire ?
Dommage qu’ils se limitent à un site web dans lequel ils parlent d’eux et fournissent de l’info de peu d’intêrét…
Il devraient surtout investir sur des contributions sous formes de pubs dans les sites, forums et blogs vus par leurs chers socio-types de M<50 (ménagère de moins de 50 ans)… Pour montrer qu'ils sont prêts à donner à leurs clients.
Et Surtout surtout, la règle d'or : "fournissez à vos clients un endroit pour qu'ils parlent (notamment mais pas seulement) de vous, et ils le feront". Appliqué aux lessiviers, cela veut dire : aidez les blogueurs avec des pubs et offrez votre meilleur produit à tester à tous les blogueurs du web avec le message suivant :
Voilà.
Coût de revient de l'opération : peanuts
Buzz : maximal
Référencement : imaginez si 3000 sites de recettes de cuisine, astuces familiales, décoration, loisirs créatifs…. mentionnent Le Chat. Maintenant demandez un devis pour la même chose à des gourous du référencement. Qu'est ce qui plaira le plus aux clients ?